« Combien de fois alors que j’étais encore à l’école primaire j’ai rêvé de survoler les rues de ma commune perdue. Aller où l’on veut, à la vitesse, la hauteur que l’on veut, quand on veut, telle est ce que j’appelle « Ma Liberté ».
Ce n’est bien plus tard que mon rêve s’est réalisé quand j’ai découvert le paramoteur.
Avant de goûter à mon premier vol, j’ai d’abord appris les bases de la maîtrise de la voile au sol avec ou sans vent. Une fois celles-ci acquises, vint la seconde phase qui consistait à enfiler le moteur sur le dos tel un sac à dos pour enfin décoller.
Le jour J est enfin arrivé. L’instructeur m’aide à me préparer, il me rassure, me donne son dernier conseil et…me lance un dernier clin d’œil. Le casque sur la tête, la voile étendue au sol, le moteur qui tourne, la concentration est à son maximum. Là je suis seul face à moi-même car l’instructeur lui reste au sol et, de sa radio, me donne le signal.  "C’est parti !" Les bras écartés, tenant les suspentes (cordes qui sont attachées à la voile), je fais mes premiers pas, la voile se lève, je corrige sa trajectoire et j’accélère avec la poignée des gaz et à ce moment-là : le grand frisson !!!!
Mes pieds décollent du sol et petit à petit, je prends de l’altitude pour enfin être seul dans les airsMon rêve se réalise enfin après 30 ans d’attente !!!
Après plusieurs décollages (déco dans le vocabulaire du para) et atterrissages (attéro), j’enchaîne les roulis (rotations autour de l’axe principal de droite à gauche), les tangages (balancement d’avant en arrière), et plus tard les 360 (tours sur soi-même).
Entre paramotoristes, certains weekends, nous sommes amenés à découvrir d’autres sites que nous avons l’habitude de survoler habituellement comme les paysages de montagne, les plages, les champs de vignes, les châteaux….
Le paramoteur m’a fait découvrir le plaisir d’être dans les airs à la découverte de sensations exceptionnelles et de vues extraordinaires.
Voler c’est avant tout pouvoir aller sur des zones inaccessibles du « plancher des vaches » et découvrir les différentes perspectives qui s’offrent à nous en totale liberté et en harmonie avec l’un des 4 éléments : l’AIR.

Mise à part le FEU que j’espère n’avoir jamais à côtoyer, j’ai eu la chance de pratiquer une activité sous-marine (EAU), je suis motard (TERRE), et maintenant je vole (AIR).
J'ai une préférence pour tout ce qui touche le ciel, mon coeur me le dit, c'est une évidence et c'est là où je me sens le mieux, dans les airs, comme si je disais "Alléluia" quand j'y suis. »