Hello hellooo !

Aujourd’hui nouvelle passion, nouveau sport, je vous présente…le judo ! Je connais bien celui-ci car je l’ai pratiqué plusieurs fois : j’ai fait un an de judo quand j’étais petite en Guadeloupe. J’étais entourée de garçons, la seule fille du groupe mais cela ne m’a jamais posé de problèmes. Au contraire, j’adorais me sentir « privilégiée », je m’entendais très bien avec mon prof de judo. Etant très casse-cou, j’essayais de faire des prises à tout bout de champ, j’étais inépuisable pendant les cours. En effet, le judo demande et donne beaucoup d’énergie aux pratiquants et c’est un très bon « défouloir ». J’en ai aussi fais au lycée et malgré la dure reprise, j’en me suis pas trop mal sortie.

J’ai donc réussi à convaincre le frère d’une amie qui a bien voulu témoigner de son amour pour cette pratique :

« Le judo est un sport alliant les arts martiaux et le contrôle de soi. On apprend à se défendre tout en se contrôlant et en respectant ses adversaires.
Pour moi, le judo n’est pas un sport de prédilection, surtout chez les jeunes. En général, les gens l’utilisent pour commencer une activité physique. Souvent, il est aussi pratiqué grâce à l’image véhiculée par les meilleurs : David Douillet, Teddy Riner, et bien d’autres.

Comme pas mal de jeunes, j’ai commencé le judo très tôt, à l’âge de 5 ans. Mes parents m’avaient inscrit dans l’intention de calmer mon hyperactivité. Cela a bien fonctionné car jusqu’à mes 10 ans, quand je rentrais le soir j’étais tellement fatigué que je ne me faisais pas prier pour aller dormir. A 11 ans j’ai dû changer de club à cause d’un déménagement, j’ai donc rencontré de nouvelles personnes, un  nouvel entraîneur et une autre façon de pratiquer ce sport. Très vite, je me suis retrouvé dans le cours des « grands », ma morphologie ne me permettant pas de rester avec les plus jeunes. Cette nouvelle situation m’a permis de continuer à me calmer.

Puis vers 15 ans, j’ai voulu changé de sport. Cela faisait 10 ans que je pratiquais le judo, j’avais envie de faire autre chose. Mais mes parents ont insisté pour que je continue jusqu’à l’obtention de la ceinture noire et ensuite je pourrai avoir l’occasion de voir si réellement j’avais envie de changer. Et effectivement, une fois que j’ai eu cette ceinture noire (symbole de la réussite dans le cœur des plus jeunes) j’ai eu envie de continuer. large (22)Hormis le fait qu’il soit dommage d’arrêter un sport pratiqué depuis de nombreuses années, (je trouve ça dommage de quitter un sport que l’on connaît sous à peu près toutes les coutures pour un sport qu’on ne connait pas du tout), le judo a su m’apporter bien plus qu’une simple activité sportive. Le sens du respect ainsi que les 7 autres valeurs fondamentales du judo qui sont « ne pas fuir un combat », « ne pas se jeter dans une bataille à tout prix », « être loyal face à son adversaire », « être fidèle à soi-même », « parler de soi-même sans orgueil », « ne pas blesser son partenaire », « se contrôler lorsque l’on est en colère » et « ne pas porter de jugement, donner sa confiance »  m’ont permis de considérer l’ « autre » bien plus qu’un simple adversaire. En effet, il est difficile surtout dans les sport d’arts martiaux, de combattre seul. Il est donc évident que notre adversaire doit être respecté au titre de partenaire.
Ainsi, après l’obtention de la ceinture noire, le chemin que l’on croyait alors achevé, se révèle en fait n’être que le début de la pratique. Un monde se révèle alors jusqu’à la sagesse, titre donné aux plus anciens de nos pratiquants.

Mais au bout de 18 ans de pratique, et à cause d’un second déménagement l’année dernière, j’ai eu une nouvelle fois l’envie de pratiquer un autre sport. J’ai alors abandonné le judo pour faire de la musculation. Depuis, l’équilibre de vie que j’avais réussi à acquérir en pratiquant le judo me manque à tel point qu’à la rentrée prochaine je m’inscris à nouveau dans un club.